
- 1Anaëlle, se chercher en faisant, se trouver en partant
- 2Yann, l'architecte du quartier, tisserand de liens.
- 3Nico se donne vie à 17 ans en ayant celle des autres en mains.
- 4Channel, Le silence d'une reine, les hurlements d'un ROI.
- 5Manue, Morsures d'âme d'une jeune fille bien rangée.
- 6Josefa,la nuit je danse pour penser demain
- 7L'homme au mental d'acier qui repose sur une jambe en titane
- 8Le soir où ma traversée du désert s'est défenestrée
- 9Des Murs qui nous tiennent, des Murs qui nous enferment.
- 10Au Large, aux Algériens
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Épisode 3 Une Fenêtre sur soi: le soir où ma traversée du désert s’est défenestrée.
Ouvrir une fenêtre sur soi en la traversant une nuit d’amnésie.
Se réveiller auprès d’une autre et se souvenir de l’indicible noyé ce soir-là dans un verre de trop. Éclater en morceaux le sens de son monde dans un monde autour qui s’écroule.
Paradoxalement, reprendre sa vie en mains en se jetant volontairement au sol, c’est assumer les débris de soi.
C’est se débarrasser de la honte, accepter une étrange voisine de chambre catapultée par les russes ici dans un service psychiatrique où une autre histoire de l’humanité se raconte.
C’est aussi s’accrocher à ceux qui restent et laisser partir ce qui n’est plus.
Avaler enfin sa tristesse pour ne plus la boire, accepter la perte de l’être adoré, s’aimer soi et les enfants qui restent.
Bruno raconte sa traversée du désert alcoolisée et ses rêves avortés d’amour fantasmé pour nous dire comment il essaie de s’aimer un peu plus au quotidien dans un insensé du matin sans elle qui continue pourtant d’exister.
Rire de soi et des autres qui déraillent, c’est peut être dans l’humour tendre où Bruno puise la force de choisir sa vie chaque matin. Il a su innover à partir de son instant accidenté un sens singulier à ses matins qui se lèvent et qui à lui seul appartiennent désormais.